Le Mali change de cap. Les autorités maliennes ont annoncé le retrait de leur reconnaissance de la “République arabe sahraouie démocratique”, à l’issue d’un examen approfondi du dossier du Sahara et de ses implications sur la stabilité régionale.
Cette décision a été rendue publique par le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, à l’issue de sa rencontre avec son homologue marocain. Elle intervient dans un contexte diplomatique marqué par une recomposition des positions africaines sur cette question.
Dans la foulée, Bamako a clairement affiché son alignement sur la proposition marocaine. Le Mali considère désormais le plan d’autonomie comme « la seule base sérieuse et crédible pour la résolution de ce différend », estimant qu’une autonomie sous souveraineté marocaine constitue « la solution la plus réaliste ».
Cette prise de position s’inscrit dans une dynamique diplomatique plus large, portée par plusieurs États africains et soutenue par des résolutions récentes du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Le Mali a également exprimé son appui aux efforts menés sous l’égide des Nations Unies, ainsi qu’à l’action de l’Envoyé personnel du Secrétaire général. Bamako a notamment cité la résolution 2797 (2025), qu’il considère comme un cadre de référence pour avancer vers une solution politique.
Les autorités maliennes ont précisé que cette décision sera communiquée aux organisations régionales et internationales dont le pays est membre, ainsi qu’au corps diplomatique accrédité à Bamako.
Ce repositionnement intervient dans le cadre de la visite de Nasser Bourita à Bamako, effectuée sur instructions royales. Cette rencontre a servi de catalyseur à une clarification de la position malienne, désormais alignée sur une approche politique fondée sur le compromis et la stabilité régionale.


